IMPEACHMENT (BRAZIL STILL BUILDS) INK AND SEWING ON TEXTILE, 2021

        LUCAS KRÖEFF
   GET IN TOUCH ☎.        

IMPEACHMENT!




[...] “Dans l’Impeachment de Lucas Kröeff, des objets trouvés issus de la vie courante au Brésil sont incorporés dans une collection qui, installés sur un pan de mur, reproduisent une sorte de kit ou de magasin d’une marque spécifique. Dans un système de répétition et d’évocation, les objets dénotent étroitement les gestes de l’artiste vers une in-corporation de l’histoire, sous l’aspect de la politique, de la violence, de l’imprécision et de la fragilité de certaines structures.[...]











IMPEACHMENT! Instalation 





FR

[...] “Dans l’Impeachment de Lucas Kröeff, des objets trouvés issus de la vie courante au Brésil sont incorporés dans une collection qui, installés sur un pan de mur, reproduisent une sorte de kit ou de magasin d’une marque spécifique. Dans un système de répétition et d’évocation, les objets dénotent étroitement les gestes de l’artiste vers une in-corporation de l’histoire, sous l’aspect de la politique, de la violence, de l’imprécision et de la fragilité de certaines structures.

Dans les années 80, il existait au Brésil une marque de chaussures, petite et confidentielle, appelée “Impeachment”, qui produisait des modèles en cuir noir, brun et beige. Sur leurs semelles, on pouvait voir une carte du Brésil mêlée à d’autres éléments : une représentation des piliers du Palais de l’Alvorada, l’inscription Amazone et le logo “Impeachment”. Une de ces chaussures a été conservée par la famille de l’artiste depuis les années 80, comme un fragment de la vie à cette époque dans la ville. Une chaussure taille 42 en parfait état a survécu après tout ce temps et déclenche maintenant cette action de proposition « d’impeachment ».  

Au-delà d’une sorte d’apologie explicite qui demande la destitution du président du Brésil en 2020, l’Impeachment que l’on voit ici est aussi une anecdote de la façon dont l’histoire se perpétue incomplète, ou en d’autres termes, accolée à une version qui réaffirme la violence, l’effacement et l’oubli.  Lucas s’approprie la marque et la reproduit dans une série d’objets, réalisés à partir de différents matériaux qui forment une installation et un schéma composé de matériaux symboliques, de fragments d’histoires et de subjectivations sous l’angle de l’expansion des possibles.

L’enchaînement des corps, et donc l’enchaînement des récits constituant une possible histoire élargie – qui cherche la construction d’une approche circulaire et interconnectée – se manifeste alors dans ce groupement d’éléments de différentes natures, de l’histoire de Brasilia par des chaussures ready-made, en entrelaçant la politique avec des slogans (Impeachment, 2020).

Au-dessus des objets, un ensemble de références et d’énonciations – visibles dans les matériaux, les compositions ou même dans le titre des œuvres – semble se tourner vers différentes directions.


Un petit drapeau du Brésil – un objet usuel des magasins de souvenirs, et dans ce cas, acheté dans le centre de Paris – peut être vu superposé par une séquence de logotypes Impeachment dans un bruissement d’aplats de couleurs qui joue avec la loi, la représentation et, avec une certaine ironie, la suggestion du produit comme un prêt-à-porter tout droit sorti d’un magasin spécialisé.

Des fanions jaunes qui portent des impressions blanches floues des piliers de l’Alvorada ; le sac à dos estampillé Impeachment qui suggère une manifestation quotidienne au long des tâches quotidiennes ; le feutre imprimé d’une empreinte de pied qui est un clin d’oeil à Beuys ; l’ensemble de T-shirts – qui forme une sculpture de couleurs, de couches et de mouvement – dont les estampes à l’encre graphique démontrent une certaine violence, laissant percevoir l’erreur, la malice, l’imperfection”.

[...]

Extraits, Guilherme Teixeira, Le soleil sur le plateau aveugle, perturbe le geste : De la semelle des années 80 à l’intérieur du Brésil au mur d’un entrepôt à Pantin.
PT

[...] “No Impeachment de Lucas Kröeff, objetos encontrados no cotidiano do Brasil são incorporados a uma coleção que, instalada em uma parede, reproduz uma espécie de kit ou loja de uma marca específica. Num sistema de repetição e evocação, os objetos denotam de perto os gestos do artista no sentido de uma incorporação da história, sob o aspecto da política, da violência, da vagueza e da fragilidade de certas estruturas.

Na década de 1980, existia no Brasil uma pequena e sigilosa marca de calçados chamada “Impeachment”, que produzia modelos em couro preto, marrom e bege. Nas suas solas, era possível ver um mapa do Brasil misturado a outros elementos: uma representação dos pilares do Palácio da Alvorada, a inscrição Amazônia e o logotipo "Impeachment". Um desses sapatos é guardado pela família do artista desde a década de 1980, como um fragmento da vida na cidade da época. Um sapato tamanho 42 em perfeitas condições sobreviveu depois de todo esse tempo e agora está desencadeando essa ação de proposição de "impeachment".

Além de uma espécie de pedido de desculpas explícito que clama pelo impeachment do presidente do Brasil em 2020, o impeachment que vemos aqui é também uma anedota de como a história se perpetua incompleta, ou seja, anexada a uma versão que reafirma a violência , apagamento e esquecimento. Lucas se apropria da marca e a reproduz em uma série de objetos, feitos de diferentes materiais, que formam uma instalação e um diagrama composto por materiais simbólicos, fragmentos de histórias e subjetivações sob o ângulo da expansão.
A sequência de corpos e, portanto, a sequência de histórias que constituem uma história possível ampliada - que busca a construção de uma abordagem circular e interligada - se manifesta então nesse agrupamento de elementos de diferentes naturezas, da história de Brasília. sapatos, entrelaçando política com slogans (Impeachment, 2020).

Acima dos objetos, um conjunto de referências e depoimentos - visíveis nos materiais, nas composições ou mesmo nos títulos das obras - parecem girar em diferentes direções.


Uma pequena bandeira do Brasil - um item comum nas lojas de souvenirs, e neste caso comprada no centro de Paris - pode ser vista sobreposta por uma sequência de logotipos de impeachment em um movimento de cores sólidas que brinca com a lei, a representação e, com um certa ironia, a sugestão do produto como pronto-a-vestir saído de uma loja especializada.

Bandeirolas amarelas com estampas brancas difusas dos pilares da Alvorada; a mochila com carimbo de impeachment que sugere uma manifestação diária ao longo das tarefas diárias; o feltro impresso com uma pegada que é um aceno para Beuys; o conjunto de camisetas - que forma uma escultura de cores, camadas e movimento - cujas estampas gráficas demonstram certa violência, revelando erro, malícia, imperfeição ”.

[...]

Trechos, Guilherme Teixeira, O sol no planalto cego, interrompe o gesto: Da sola dos anos 80 no Brasil à parede de um armazém em Pantin.
EN

[...] “In the Impression of Lucas Kröeff, of the objects issued by the British author, in a collection here, installs on a pan of mur, reproduces a sort of kit or magasin d'une marque spécifique. In a system of repetition and d'vocation, the objets dénotent étroitement les gestes de l'artiste versus an in-corporation de l'histoire, sous l'aspect de la politique, de la violence, de l'imprécision et de fragilité of certaines structures.

In the 80's, there was a brand of chaussures, petite et confidentielle, appelée “Impeachment”, which produced models in cuir noir, brun et beige. Sur leurs semelles, on pouvait voir une carte du Brésil mêlée à d'autres éléments: a repre sentation of piliers du Palais de l'Alvorada, l'inscription Amazone et le logo “Impeachment”. Join one of the chaussures to the conservative family of the artist after the 80's, with a fragment of the vie à cette époque dans la ville. A chaussure taille 42 in parfait etat a survécu après tout ce temps et déclenche maintenant cette action de proposition «d'impeachment».

Au-delà d'une luck d'apologie explicit that demands the destitution of the president of Brésil in 2020, the Impeachment that the void ici is also anecdote de la façon dont l'histoire if perpetual incomplete, or en d ' autres termes, accolée à une version qua réaffirme la violence, l'effacement et l'oubli. Lucas s'approprie la marque et reproduit in a series of objects, realms based on different materials that installation and a composition of material symbols, fragments of history and subjectivations on the expression of l'expansion possible.
L'enchaînement des corps, et donc l'enchaînement des récits constituant une possible histoire élargie - qui cherche la construction d'une approche circulaire et interconnectée - manifest yourself in the groupement d'éléments de différentes natures, de l'histoire de Brasilia pair of ready-made chaussures, intertwined with politics with slogans (Impeachment, 2020).

Au-dessus des objets, an ensemble of références et d'énonciations - visible in the materux, les compositions or même dans le titre des œuvres - semble se tourner vers différentes directions.


A petit drapeau du Brésil - an objet usuel des souvenir magasins, et dans ce cas, acheté dans le centro de Paris - peut être vu superposé par sequence de logotypes Impeachment dans un bruissement d'aplats de couleurs qui joue avec la loi, the representation and, thanks to a certain ironie, the suggestion of the product as a ready-to-wear tout droit sorti d'un magasin spécialisé.

Des fanions jaunes que portent des impressions blanches floues des piliers de l'Alvorada; le sac à dos paisillé Impeachment qui suggère une manifestation quotidienne au long des tâches quotidiennes; le feutre imprimé d'une a pied quinte est a clin d'oeil à Beuys; l'ensemble de T-shirts - that forms a sculpture of couleurs, couches et de mouvement - dont les printses à l'encre graphique démontrent une certainine violence, laissant percevoir l'erreur, la malice, l'imperfection ”.

[...]

Extraits, Guilherme Teixeira, Le soleil sur le plateau aveugle, disturb the geste: De la semelle des années 80 à l'intérieur du Brésil au mur d'un entrepôt à Pantin.







Exposition Amanhã Há De Ser Outro Dia- Demain Sera Un Autre Jour, curated by Sofia Lanusse, commanded by Samart Project, aux Grandes-Serres de Pantin. Septembre, 2020


Exposition Amanhã Há De Ser Outro Dia- Demain Sera Un Autre Jour, curated by Sofia Lanusse, commanded by Samart Project, aux Grandes-Serres de Pantin. Septembre, 2020







Lucas Kröeff ( Belo Horizonte, 1992)  é um artista visual brasileiro formado pela Escola de Arquitetura e Design da UFMG e pela Cambridge School of Arts, Inglaterra. Kröeff utiliza da história, da política, da imaginação coletiva e de sua própria subjetividade para a produção de instalações, livros, objetos e experiências coletivas. Sua obra se constrói em uma investigação de duas vias que se misturam, uma interna: de incursões poéticas e invenção de escritas, que grifam um mapa afetivo-geográfico fragmentado, de textura e cor. A outra é externa, onde existe um senso diálogico (que propõe diálogos abertos). Essa via externa por sua vez atravessa  ambientes diversos, sendo formada por meio de coleções, fragmentos extraídos da historia, formas de protesto, apropriações, experimentos coletivos efêmeros, curadorias e agenciamentos. Integrou coletivos multidiciplinares, podendo citar a BANCA, o grupo MAPA, a ATPRESS ( Londres/Cambrige) e a Editora, muito influenciados pelas idéias situacionistas, Neoismo, xerox, publicação independente, Video nas Aldeias, Yanomami, Huni Kuin, Xavantes -por meio de Divino Tserewahú- , Roland Barthes, Kenneth Goldsmith, Lygia Clark e Oiticica e da arte armadilha. Enquanto artista gráfico, Lucas Kröeff produz capas de livros em uma linguagem própria permeada por conceitos e paletas vibrantes. Dentre xs altorxs que produziu projetos editoriais, se destacam Pussy Riots, Félix Guattari, Harriet Jacobs, Walter Benjamin, Franz Kafka, Fernando Pessoa, Celso Favaretto, Paul D. Escott, Baudelaire, Machiavelli, H.P. Lovecraft, Fernand Deligny, Stéphane Mallarmé, Noam Chomsky, James Joyce e outrxs. As suas obras já foram apresentadas na 11ª Bienal de Arquitectura de São Paulo, Les Grandes Serres de Pantin, Beaux-Arts Paris, Cambridge Museum of Technology,  Cinemateca Brasileira , Cité Internationale des Arts Paris, Museu das Minas e  do Metal em Belo Horizonte, No-libros, ARCOMadrid, entre outras instituições e galerias de arte. Em 2015 e 2016 foi-lhe atribuído o Sustainability Art Prize em Cambridge (Reino Unido).


Lucas Kröeff (Belo Horizonte, 1992) est un artiste plasticien brésilien diplômé de la School of Architecture and Design de l'UFMG et de la Cambridge School of Arts, Angleterre. Kröeff explore l'histoire, la politique, l'imaginaire collectif et sa propre subjectivité, pour la production d'installations, de livres, d'objets et d'expériences collectives. Son travail est construit sur une recherche de deux voies qui se mélangent, l'une interne - dans les incursions poétiques et l'invention d'écritures, qui mettent l'accent sur une carte affective-géographique, et l'autre externe où il y a un sens dialogique (qui propose des dialogues ouverts). Cet itinéraire externe, à son tour, traverse différents environnements et est construit au moyen de dispositifs visuels pour des lectures collectives. Il a intégré des collectifs multidisciplinaires, dont BANCA, MAPA group, ATPRESS (Londres / Cambrige) et Editora, très influencés par les idées situationnistes, le néoisme, le xérox, la publication indépendante, Roland Barthes, K. Goldsmith, Lygia Clark et Oiticica et l'art conceptuel. En tant que graphiste, Kröeff produit des couvertures de livres dans sa propre langue imprégnées de concepts et de palettes dynamiques. Parmi les @ altorxs qui ont produit des projets éditoriaux, nous soulignons Pussy Riots, Félix Guattari, Harriet Jacobs, Walter Benjamin, Franz Kafka, Fernando Pessoa, Celso Favaretto, Paul D.Escott, Baudelaire, Machiavelli, HP Lovecraft, Fernand Deligny, Stéphane Mallarmé, Noam Chomsky, James Joyce et autres. Ses œuvres ont déjà été présentées à la 11e Biennale d'Architecture de São Paulo, Les Grandes Serres de Pantin, Beaux-Arts Paris, Cambridge Museum of Technology, Cinemateca Brasileira, Cité Internationale des Arts Paris, Musée des Mines et du Métal à Belo Horizonte, No-libros, ARCOMadrid, entre autres institutions et galeries d'art. En 2015 et 2016, il a reçu le Sustainability Art Prize à Cambridge (Royaume-Uni).


Lucas Kröeff (Belo Horizonte, 1992) is a Brazilian visual artist graduated from the School of Architecture and Design at UFMG and from the Cambridge School of Arts, England. Kröeff explores history, politics, collective imagination and his own subjectivity, for the production of installations, books, objects and collective experiences. His work is built on an investigation of two ways that mix, one internal-in poetic incursions and invention of writings, which emphasize an affective-geographical map, and the other external where there is a dialogical sense (which proposes open dialogues). This external route, in turn, crosses different environments and is constructed by means of visual devices for collective readings. He integrated multidisciplinary collectives, including BANCA, MAPA group, ATPRESS (London / Cambrige) and Editora, very influenced by the situationist ideas, Neoism, xerox, independent publication, Roland Barthes, K. Goldsmith, Lygia Clark and Oiticica and da conceptual art. As a graphic artist, Kröeff produces book covers in his own language permeated by vibrant concepts and palettes. Among the @ altorxs that produced editorial projects, we highlight Pussy Riots, Félix Guattari, Harriet Jacobs, Walter Benjamin, Franz Kafka, Fernando Pessoa, Celso Favaretto, Paul D. Escott, Baudelaire, Machiavelli, HP Lovecraft, Fernand Deligny, Stéphane Mallarmé, Noam Chomsky, James Joyce and others. His works have already been presented at the 11th São Paulo Biennial of Architecture, Les Grandes Serres de Pantin, Beux-Arts Paris, Cambridge Museum of Technology, Cinemateca Brasileira, Cité Internationale des Arts Paris, Museum of Mines and Metal in Belo Horizonte, No-libros, ARCOMadrid, among other institutions and art galleries. In 2015 and 2016 he was awarded the Sustainability Art Prize in Cambridge (United Kingdom).